Filière Légumes et petits fruits

Actualité - 25/02/2022

Filière Légumes et petits fruits


Filière légumes et fruits

 
 

Lundi 14 février, plusieurs paysan.ne.s et membres d'organisations professionnelles agricoles se sont réuni.e.s pour parler des enjeux rencontrés dans les filières maraîchage et petits fruits.

En voici un résumé :

 

Maraîchage:

De plus en plus d'installations se font sur des petites fermes, dans l'optique de faire de la vente directe uniquement (marchés, AMAP,...). Cela pose deux questions. D'une part, dans un contexte réglementaire qui oblige dès cette année les restaurations collectives à s'approvisionner en produits bios, comment assurer leurs approvisionnements à l'échelle du territoire ? D'autre part, dans certaines villes, les possibilités de vente directe sont en cours de saturation et il devient difficile de trouver des débouchés (pas de place sur les marchés ou trop de producteurs, certaines AMAP en perte de vitesse, concurrence d'offres, ...)

La définition d'un modèle de ferme « mixte », pouvant à la fois fournir de la vente directe et des modèles intermédiaires comme De la ferme au quartier paraît donc être une alternative à creuser.

Pour le maraîchage, la question de l’accès à l’eau est également primordiale ! Dans un contexte d’accaparement des terres agricoles irriguées par des fermes s’agrandissant sans cesse, les terrains disponibles pour les paysan.ne.s candidat.e.s à l’installation sont souvent de petits terrains, morcelés et sans accès à l’eau.

Un gros chantier, très politique, est donc à mener à l’échelle du territoire pour questionner la répartition et l’usage de l’eau dans la Loire.

Troisième problématique que nous avons pu aborder : celle de la rédaction des appels d’offres pour la restauration collective. Pour contextualiser, il faut savoir que l’approvisionnement d’une majorité des cantines passe par des marchés publics rédigés par les collectivités. Or, bien souvent, un seul marché regroupe tous les fruits et légumes ; le problème est que pour pouvoir répondre, il faut pouvoir livrer tous les produits demandés : fruits exotiques, produits non bios, concombre en hiver, difficile voire impossible pour une plateforme locale de répondre à ces demandes !

Le sujet a été mis sur la table à plusieurs reprises par des plateformes de producteurs dont De la ferme au quartier, il avance mais c’est un gros paquebot qui fonctionne ainsi depuis des décennies, on continue donc le plaidoyer auprès des cantines, des politiques, des partenaires pour faire changer les choses !
 

Petits fruits :

Cette filière semble bénéficier d’une grande opportunité, la consommation de petits fruits étant en pleine croissance, et la France ne produisant qu’une partie encore infime de ce qu’elle consomme. Il y a donc à priori de la place pour les installations. Attention toutefois, un déséquilibre production/commercialisation est vite arrivé. Il faut donc travailler en parallèle la construction d’ateliers de transformation (confitures et coulis, surgélation, …) afin d’éviter de gaspiller d’éventuels surplus, surtout sur ces produits dont le pic de production est très court.
 

Conclusion :

On espère que ce temps de travail n’était que le début d’une série d’ateliers, dans tous les cas, De la ferme au quartier continue à se mobiliser partout où elle le peut pour promouvoir le travail des paysan.ne.s du territoire !